Le calendula et ses propriétés

Le calendula et ses propriétés

Le souci des jardins (Calendula officinalis L.), appelé plus communément le calendula, appartient à la famille des Astéracées. Plante herbacée ornementale et aromatique, elle est originaire d’Europe méridionale. Annuelle ou bisannuelle, sa tige rameuse est velue, ses feuilles sont alternes, larges et lancéolées et ses inflorescences sont groupées en capitules terminaux composées de nombreuses fleurs ligulées et tubulaires jaune orangé.

Un peu d’histoire…

Le souci semble avoir été connu des médecins grecs et arabes, mais des doutes subsistent sur son identification précise. La médecine populaire lui attribue depuis le Moyen Âge les indications les plus variées : fébrifuge, stimulante, antispasmodique et emménagogue. Il est cité par Sainte Hildegarde (XIIème siècle) puis tombe dans l’oubli. Cazin (XIXème siècle) le recommande en application locale sur les tumeurs scrofuleuses ulcérées, les callosités et les ophtalmies chroniques et rapporte aussi son usage contre les verrues. Au XXème siècle, Leclerc reconnaît ses propriétés dans la dysménorrhée et l’aménorrhée et Fournier lui attribue des effets en application locale sur les brûlures, l’acné, les furoncles, l’eczéma, les contusions et les ulcères[1].

Utilisations et propriétés

Les parties de plante utilisées sont les capitules séchés et conservés à l’abri de l’humidité. Ils contiennent au minimum 0,4 % de flavonoïdes exprimés en hypéroside. La fleur renferme des saponosides triterpéniques, des caroténoïdes, des flavonoïdes, des coumarines, des polysaccharides et une huile essentielle.

Le calendula est retrouvé sous forme de teinture-mère (extrait aqueux hydro-alcoolique) ou de macérât huileux où les fleurs sont laissées macérer dans de l’huile végétale de tournesol, puis filtrer.

Les extraits de calendula possèdent des propriétés anti-inflammatoire et antispasmodique, astringent, cicatrisant et anti-œdémateux. Ils sont indiqués pour le soin des plaies, les inflammations de la peau et des muqueuses, la cicatrisation, les contusions ou les dermatites.

Les fleurs sont traditionnellement utilisées en application locale comme désinfectant dans le traitement des petites plaies, comme antiprurigineux et adoucissant dans les affections dermatologiques (crevasses, écorchures, piqûres d’insectes, gerçures, coups de soleil, brûlures superficielles, érythèmes fessiers) et comme antalgique en bain de bouche et gargarisme dans les affections de la bouche et du pharynx.

Le souci est dispensé en pharmacie, les fleurs sont inscrites à la pharmacopée européenne et disposent d’une monographie de contrôle.

[1] Extrait Du bon usage des plantes qui soignent, Jacques Fleurentin aux éditions Ouest-France (2016).

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